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Il se remarie deux fois avec de faux documents

La police judiciaire de la gendarmerie royale de Mejjat, aux environs de Marrakech, est parvenue à démanteler un réseau de faussaires, après seulement quelques jours d’investigations, rapporte le quotidien Al Massae de ce lundi. Une vraie-fausse affaire d’adultère a permis de démanteler un réseau de trafiquants de faux documents.


Aziza, une femme de 35 ans, mariée et originaire de la commune de Mejjat, ne savait pas qu’en dénonçant son mari pour adultère, elle allait ouvrir la boite de Pandore.

Elle soupçonnait son mari, Hassan, âgé de 56 ans, d’infidélité et avait commencé à le surveiller. Elle a fini par découvrir qu’il sortait avec une femme qu’il retrouvait, régulièrement, dans une maison. Très en colère, elle est allée déposer une plainte pour adultère contre son mari à la brigade judiciaire de la gendarmerie.

Les éléments de la gendarmerie se sont déplacés à l’adresse indiquée où ils ont effectivement trouvé les deux amants. Quelle ne pas fut leur surprise quand les deux amoureux leur ont révélé qu’ils étaient mariés, avec à l’appui un contrat de mariage en bonne et due forme. Pas pour longtemps, il est vrai. Car le code de la famille oblige le mari qui veut épouser une deuxième femme à avoir le consentement de sa première épouse. Or il est clair que cette dernière ne savait rien de ce que tramait son mari, ni comment il a fait pour établir un contrat de mariage sans son autorisation.

Le quotidien Al Massae rapporte, dans son édition du lundi 8 avril, que cette situation a mis la puce à l’oreille aux gendarmes qui ont décidé de diligenter une enquête approfondie. Il s’est avéré que ledit contrat de mariage a été établi sur la base de certificats administratifs falsifiés.

Mis devant le fait accompli, le vrai faux mari a fini par avouer avoir épousé une troisième femme suivant le même procédé. Les investigations ont mené les éléments de la brigade judiciaire à Marrakech où ont été établis les faux actes de mariage.
L’un de ses complices, un certain Braik, âgé de 50 ans et courtier (samsar) de profession a été arrêté dans la commune d’Asni en possession des faux documents précités. Le troisième larron, un certain Khalid, âgé de 48 ans, a été interpellé et est rapidement passé aux aveux.

Des sources proches de l’enquête ont révélé que les mis en cause offraient leur «service» moyennant 3 000 à 4 000 dirhams par personne. Une quatrième personne, que l’on dit très influente dans la région, serait suspectée d’être impliquée dans ce trafic que les trois acolytes commettaient dans les provinces de Chichaoua, Al Haouz et Marrakech.

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