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Grève: les futurs médecins en colère encore une fois

Le Mercredi 27 Février 2019 a connu des manifestations grandioses des futurs médecins, dentistes et pharmaciens dans les 7 plus grandes villes du royaume.

Entre marches, funérailles de la santé publique, et blouses noires; ils ne cessent de nous éblouir par leur organisation et créativité. Quelles sont les causes qui ont poussées l’élite intellectuelle à quitter les bancs des facultés pour crier haut et fort dans la rue?

Les étudiants militent pour d’innombrables causes, nous citons :

– Amélioration des conditions de formation qui se dégrade de plus en plus :

  • surpeuplement des services par les étudiants, affectation des 7ème années aux urgences sans le minimum de sécurité ni le moindre encadrement afin de camoufler le manque d’effectif des médecins, l’absence de CHU à Agadir et Tanger après tant d’années d’attente.

– La privatisation de l’enseignement médicale, c’est le point essentiel qui a fait déborder le vase:

  • Récemment une nouvelle loi qui n’a absolument rien de loyal a vu le jour, les étudiants des facultés privées de médecine peuvent désormais passer le concours d’internat ( un concours qui permet de choisir la spécialité et devenir professeur). Les futurs médecins des 9 facultés ont dit NON unaniment pour la simple raison que pour passer un concours, il faut d’abord remplir les mêmes conditions. Pour commencer les notes de la première à la cinquième année représentent un pourcentage important de la note finale du concours d’internat (celles du privé sont beaucoup plus élevées parcequ’il y a une différence majeure de difficulté et de modalité de validation). Sans oublier qu’ils auront bien évidemment un encadrement tout au long de la préparation.

 

  • La nouvelle réforme est calculée comme suit : 60% de la note de la première à la cinquième année, 15% note de la thèse et 25% restante sur la base d’un examen à la fin du cursus. Donc 75% de la note du doctorat sera attribuée par la faculté initiale.

« La faculté deviendra une simple entreprise où l’étudiant est la marchandise », protestent quelques étudiants.

Comme vous pouvez le voir, ce n’est pas une simple affaire à digérer par les étudiants de la faculté de médecine actuels. Selon vous, que fera le ministère pour résoudre cette situation ?

Qu'en pensez-vous ?